En 2026, la photographie fête ses 200 ans. Pour célébrer cet anniversaire exceptionnel, HiP – Histoires Photographiques imagine un projet inédit : réunir dans une malle des milliers de photographies réalisées en 2026, la sceller en 2027 et ne l’ouvrir à nouveau qu’en 2039.
Art Photo Lab, aux côtés de HiP depuis sa fondation est tout naturellement partenaire de cette aventure photographique, collective et patrimoniale.
Et derrière ce projet se cache une question aussi simple que vertigineuse : Si vous ne deviez transmettre qu’une seule de vos photographies aux générations futures, laquelle choisiriez-vous ?
1826–2026 : deux siècles de photographie

Il y a deux cents ans, Joseph Nicéphore Niépce réalisait depuis une fenêtre de sa propriété de Saint-Loup-de-Varennes une image devenue historique : Le Point de vue du Gras.
Cette photographie, datée de 1826 et considérée comme la plus ancienne photographie permanente existant encore aujourd’hui, constitue l’un des actes fondateurs d’une extraordinaire aventure technique, artistique et humaine.
Deux siècles plus tard, la photographie est partout.
Nous photographions avec des appareils toujours plus performants, mais également avec nos téléphones. Des milliards d’images sont produites, stockées, publiées, partagées puis, souvent, oubliées.
La photographie n’a probablement jamais été aussi présente dans nos vies.
Mais paradoxalement, quelle trace laisserons-nous de toutes ces images ?
C’est précisément autour de cette question qu’est née La Malle des bicentenaires.
Une capsule temporelle entièrement consacrée à la photographie
Imaginée et portée par l’association HiP – Histoires Photographiques, en partenariat avec le Salon Photo & Vidéo et le musée Nicéphore Niépce, La Malle des bicentenaires se présente comme la première capsule temporelle consacrée exclusivement à la photographie francophone.
Son ambition est immense :
faire un arrêt sur image de la photographie en 2026.
Non pas en sélectionnant uniquement quelques grands noms ou quelques œuvres institutionnelles, mais en constituant une photographie collective de notre époque à travers les regards de photographes professionnels, auteurs, artisans, indépendants et amateurs avertis.
Des milliers de tirages doivent ainsi être réunis pour constituer ce que HiP décrit comme un véritable musée scellé de la photographie de l’année 2026.
Une formidable manière de créer un lien entre les photographes d’aujourd’hui et ceux qui découvriront ces images demain.
2026 → 2027 → 2039 : un voyage photographique de treize ans
La force de La Malle des bicentenaires réside aussi dans sa temporalité.
-> 2026 – Collecter
La collecte des photographies débutera le 1er septembre 2026 et se poursuivra jusqu’au 26 décembre 2026.
Les tirages pourront être transmis par voie postale ou déposés lors de différentes collectes organisées à l’occasion de grands rendez-vous photographiques en France.
Le premier temps fort aura lieu au Salon Photo & Vidéo à Paris, avec la cérémonie officielle d’ouverture de la Malle le 8 octobre 2026, suivie de la première collecte physique du 8 au 11 octobre.
La Malle poursuivra ensuite son parcours à travers plusieurs événements, notamment PhotoDoc, Les Photaumnales à Beauvais, Planches Contact à Deauville, les Rencontres Photos de Boulogne-Billancourt, PhotoDays à Paris ou encore lors du Festival Photo de Montier-en-Der.
-> 2027 – Sceller
En mars 2027, la Malle rejoindra le musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône.
Elle y sera officiellement scellée.
À partir de ce moment-là, plus personne ne pourra accéder aux photographies qu’elle contient.
La Malle sera néanmoins visible par le public au sein du musée, qui assurera la conservation de ce fonds photographique collectif pendant douze années.
-> 2039 – Redécouvrir
Puis viendra 2039.
Cette année marquera un autre bicentenaire majeur de l’histoire de la photographie : celui de la présentation du daguerréotype par François Arago devant l’Académie des sciences en 1839.
La Malle sera alors ouverte.
Et les photographies réalisées treize années auparavant réapparaîtront.
Certaines personnes reconnaîtront leur image.
D’autres la découvriront.
Certaines photographies raconteront probablement les grands événements de notre époque. D’autres montreront un visage, une famille, un paysage, une rue, un geste, une architecture ou simplement un instant du quotidien.
Et c’est sans doute ce qui rend ce projet si passionnant :
personne ne sait aujourd’hui quelles images prendront une valeur particulière en 2039.
Une seule photographie par photographe
Participer implique donc de faire un choix.
Et pas n’importe lequel.
Chaque photographe pourra proposer un unique tirage d’une photographie exclusivement réalisée pendant l’année 2026.
Une seule image.
Cette contrainte transforme immédiatement la participation en véritable démarche d’auteur.
Quelle photographie choisir ?
La plus spectaculaire ?
La plus esthétique ?
La plus personnelle ?
La plus représentative de son travail ?
Ou au contraire celle qui raconte quelque chose de notre époque ?
Il n’existe évidemment pas de bonne réponse.
Mais se poser la question est déjà passionnant.
Quelle image voudriez-vous retrouver en 2039 ?
Et surtout :
quelle image souhaiteriez-vous que quelqu’un découvre de vous, de votre regard et de notre époque ?
Un format volontairement intime : 13 × 18 cm maximum
La photographie proposée devra respecter un format maximal de 13 × 18 cm.
Ce choix n’est pas anodin.
Le 13 × 18 appartient à l’histoire de la photographie. Utilisé dès l’époque des plaques de verre puis des films souples, il est devenu l’un des formats traditionnels du médium photographique.
Les formats inférieurs sont également acceptés : carrés, petits formats ou photographies instantanées de type Polaroid.
Mais HiP laisse aussi une grande liberté dans le choix du support.
Papier photographique bien sûr, mais également métal, verre, feuille naturelle, plume, broderie ou tout autre matériau pouvant entrer en résonance avec l’intention du photographe.
Une seule limite technique est imposée : une épaisseur maximale de 2 mm.
Autrement dit, le support lui-même peut devenir une partie du langage photographique.
Pourquoi le tirage prend ici tout son sens
Chez Art Photo Lab, cette idée nous touche tout particulièrement.
Parce que notre métier commence précisément là où l’image quitte l’écran pour devenir un objet.
Nous travaillons quotidiennement avec des photographes qui nous confient leurs fichiers afin qu’ils deviennent des tirages destinés à une exposition, une galerie, un collectionneur, un livre, une transmission familiale ou simplement à leur propre plaisir.
Et La Malle des bicentenaires replace cette notion de matérialité de la photographie au centre du débat.
Nous vivons aujourd’hui dans une époque où l’immense majorité des photographies est dématérialisée.
Elles existent sous forme de fichiers.
Sur un ordinateur, dans un téléphone, sur un serveur, dans le Cloud, sur les réseaux sociaux.
Mais que restera-t-il réellement de ces milliards d’images dans treize ans, cinquante ans ou cent ans ?
Un fichier numérique peut être copié à l’infini, mais il dépend aussi d’un support de stockage, d’un format informatique, d’un logiciel ou d’une technologie pour pouvoir être lu.
Le tirage possède une autre relation au temps.
Il devient un objet autonome.
Il possède une matière, un format, une texture, une densité, une surface et parfois même les traces de celui qui l’a fabriqué ou manipulé.
La photographie retrouve ainsi quelque chose de profondément physique.
Le choix du papier devient lui aussi une intention
La Malle des bicentenaires invite d’ailleurs explicitement les photographes à réfléchir au choix du support et souligne l’importance du papier, de son grammage, de sa texture, des encres employées mais également de sa stabilité dans le temps. HiP recommande aux participants qui le souhaitent de se rapprocher d’un laboratoire professionnel pour être accompagnés dans ce choix.
C’est évidemment une réflexion que nous partageons chez Art Photo Lab.
Un papier mat n’exprime pas une photographie de la même manière qu’un papier satiné.
Une surface très lisse ne raconte pas la même chose qu’un papier texturé.
Un papier chaud ne restitue pas une image comme un support plus neutre.
Un tirage noir et blanc n’appelle pas nécessairement les mêmes choix qu’une photographie couleur.
Le support ne doit pas seulement être considéré comme le matériau sur lequel on imprime l’image.
Il participe à l’image.
Et lorsqu’un tirage doit traverser le temps, cette réflexion prend une dimension supplémentaire.
Une malle elle-même chargée d’histoire
Le contenant choisi pour cette aventure n’est d’ailleurs pas une boîte anonyme.
Il s’agit d’une véritable malle de voyage datant des années 1930, constituée d’une ossature en bois, recouverte d’une toile enduite et renforcée par des lattes cloutées, des coins métalliques et des poignées de cuir.
Elle mesure environ 90 × 50 × 50 cm.
Un objet qui porte déjà en lui la notion de voyage.
Voyage géographique autrefois.
Voyage temporel désormais.
Elle recevra les milliers de photographies avant d’être définitivement fermée.
Art Photo Lab, partenaire de La Malle des bicentenaires
Lorsque HiP nous a proposé de rejoindre cette aventure, notre participation nous est apparue naturelle.
Art Photo Lab fait ainsi partie des partenaires qui accompagnent La Malle des bicentenaires.
Parce que notre métier consiste précisément à transformer une image numérique en un objet photographique.
Parce que nous sommes attachés à la qualité et à la pérennité du tirage.
Mais également parce que nous défendons depuis toujours la photographie d’auteur et le travail des photographes.
La Malle ne cherche pas à déterminer quelles seraient « les meilleures photographies de 2026 ».
Elle veut témoigner de la diversité des regards.
Documentaire, paysage, portrait, architecture, photographie de rue, photographie plasticienne, nature, abstraction, reportage, noir et blanc, couleur, argentique, numérique…
Tous ces langages peuvent participer à cette mémoire collective.
Alors, quelle photographie choisirez-vous pour 2039 ?
C’est probablement la question que nous aimerions poser aujourd’hui à tous les photographes qui travaillent avec Art Photo Lab.
Regardez les photographies que vous avez réalisées depuis le début de l’année.
Puis imaginez quelqu’un ouvrant une malle dans treize ans.
Cette personne prend votre photographie entre ses mains.
Elle regarde l’image.
Elle découvre votre nom.
Elle sait simplement qu’elle a été réalisée en 2026, l’année du bicentenaire de la photographie.
Que souhaiteriez-vous lui raconter ?
Votre photographie n’a pas nécessairement besoin d’être spectaculaire.
Elle doit avant tout avoir un sens pour vous.
Parce qu’au fond, l’ambition de La Malle des bicentenaires est peut-être là : transformer des milliers de regards individuels en *une mémoire photographique collective*.
COMMENT PARTICIPER ?
La collecte de La Malle des bicentenaires se déroulera :
*du 1er septembre au 26 décembre 2026.
Chaque participant pourra proposer :
1 photographie
réalisée exclusivement en 2026
sous la forme d’un tirage unique
d’un format maximal de 13 × 18 cm
et d’une épaisseur maximale de 2 mm.
La participation est ouverte aux photographes francophones professionnels, auteurs, artisans ou indépendants, ainsi qu’aux amateurs avertis inscrivant leur pratique dans une véritable démarche photographique.
Les tirages pourront être adressés par voie postale ou déposés lors des différentes collectes organisées entre septembre et décembre 2026.
Les informations opérationnelles complémentaires seront précisées par HiP à l’ouverture de la collecte.
Art Photo Lab vous accompagne dans cette aventure
Choisir l’image sera votre première décision.
Choisir comment la matérialiser sera la suivante.
En tant que partenaire de La Malle des bicentenaires, Art Photo Lab souhaite accompagner les photographes qui voudront participer à cette aventure dans la préparation et la réalisation de leur tirage.
Choix du papier, rendu mat ou satiné, noir et blanc ou couleur, préparation du fichier, format, marges…
Nous aurons l’occasion de revenir très prochainement sur tous ces points afin de vous aider à réaliser le tirage que vous aurez choisi de transmettre à 2039.
D’ici là, une première mission vous attend :
-> Choisissez votre photographie.
-> Une image.
-> Un tirage.
-> Une trace de votre regard en 2026.
Rendez-vous en 2039 ?
La malle des bicentenaires,
Le site : https://lamalledesbicentenaires.fr/
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